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News Belgium (French)

Chez les patients atteints du syndrome d'apnées obstructives du sommeil (SAOS), les dispositifs oraux ont prouvé leur efficacité (Photo : American Thoracic Society)
Mar 14, 2017 | News Belgium (French)

Apnée du sommeil : l'orthèse d'avancée mandibulaire n’affecte pas le risque cardio-vasculaire

by Dental Tribune France, Bénédicte Claudepierre

ANGERS, France : Chez les patients atteints du syndrome d'apnées obstructives du sommeil (SAOS), l’orthèse d’avancée mandibulaire permet de libérer le passage de l’air au niveau du pharynx et empêche le phénomène d’obstruction à l’origine du ronflement et de l’apnée du sommeil. Cependant, selon une nouvelle étude, l’orthèse n'a pas d'incidence sur le risque de développer des maladies cardio-vasculaires, ni dans le sens d'une réduction de ce risque, ni dans le sens d'une aggravation.

Des chercheurs de l’Université d’Angers ont mené des essais cliniques aléatoires impliquant 150 patients atteints de SAOS sévère et sans maladie cardio-vasculaire connue. Menée sur deux mois, cette étude a permis de comparer un groupe de patients traités par orthèse mandibulaire avancée (OAM) et un groupe placebo traité par un dispositif factice. Les chercheurs ont constaté que la thérapie OAM améliorait significativement l'index d'apnée-hypopnée (AHI), les symptômes de ronflement, d’anxiété, de fatigue et de somnolence. Cependant, le traitement n’a pas amélioré la fonction endothéliale. Or, la dysfonction endothéliale est un phénomène essentiel dans les maladies cardiovasculaires précédant le changement structurel vasculaire et les manifestations cliniques.

Si le traitement par ventilation nocturne en pression positive continue (PPC ou CPAP) permet d'obtenir d'excellents résultats en cas d'apnées du sommeil sévères, il reste contraignant. Selon une étude datant de 2009 et attribuée au Dr Frédéric Gagnadoux, professeur de pneumologie à l'hôpital de l'Université d'Angers, le traitement par pression positive continue est plus efficace que l’orthèse (différence significative) sur le critère principal (index d’apnées/hypopnées). Une diminution de 50% de l’index d’apnées/hypopnées est observée pour 53/56 patients (96%) avec l’orthèse AMO versus 54/56 patients (96%) avec le traitement de référence, avec un IAH<5/h pour 24/56 patients (43%) avec l’orthèse AMO versus 41/56 (73%) avec la PPC. Ces résultats ne tiennent pas compte des patients ayant eu une titration non efficace ou non supportée. En intégrant les patients non randomisés pour cause de titration inefficace, les perdus de vue (n=1) et les abandons de traitement (n=2), le taux d’échec est dans cette étude de 18,4% (13/69) avec l’orthèse AMO et de 6,6% (5/69) avec la PPC.

Compte tenu des contraintes de la PPC, l’orthèse d’avancée mandibulaire devient l'alternative la plus souvent prescrite. Or, « le dysfonctionnement endothélial est l'un des mécanismes intermédiaires qui peuvent potentiellement contribuer à l'augmentation du risque de maladie cardio-vasculaire chez les patients souffrant de SAOS », a déclaré l’auteur de cette nouvelle étude, le Dr Frédéric Gagnadoux. Selon lui, aucun essai suffisamment contrôlé et alimenté n’a évalué jusqu’à présent l’éventuelle amélioration de la fonction endothéliale chez les patients souffrant de SAOS.

Si le traitement par ventilation nocturne en pression positive continue (PPC ou CPAP) permet d'obtenir d'excellents résultats en cas d'apnées du sommeil sévères, il reste contraignant. Selon une étude datant de 2009 et attribuée au Dr Frédéric Gagnadoux, professeur de pneumologie à l'hôpital de l'Université d'Angers, le traitement par pression positive continue est plus efficace que l’orthèse (différence significative) sur le critère principal (index d’apnées/hypopnées). Une diminution de 50% de l’index d’apnées/hypopnées est observée pour 53/56 patients (96%) avec l’orthèse AMO versus 54/56 patients (96%) avec le traitement de référence, avec un IAH<5/h pour 24/56 patients (43%) avec l’orthèse AMO versus 41/56 (73%) avec la PPC. Ces résultats ne tiennent pas compte des patients ayant eu une titration non efficace ou non supportée. En intégrant les patients non randomisés pour cause de titration inefficace, les perdus de vue (n=1) et les abandons de traitement (n=2), le taux d’échec est dans cette étude de 18,4% (13/69) avec l’orthèse AMO et de 6,6% (5/69) avec la PPC.

Compte tenu des contraintes de la PPC, l’orthèse d’avancée mandibulaire devient l'alternative la plus souvent prescrite. Or, « le dysfonctionnement endothélial est l'un des mécanismes intermédiaires qui peuvent potentiellement contribuer à l'augmentation du risque de maladie cardio-vasculaire chez les patients souffrant de SAOS », a déclaré l’auteur de cette nouvelle étude, le Dr Frédéric Gagnadoux. Selon lui, aucun essai suffisamment contrôlé et alimenté n’a évalué jusqu’à présent l’éventuelle amélioration de la fonction endothéliale chez les patients souffrant de SAOS.

« Notre étude démontre l'efficacité de la thérapie OAM dans la réduction de la respiration désordonnée du sommeil et l'amélioration des symptômes connexes chez les patients atteints d'OSA graves qui ne tolèrent pas la PPC », a constaté le Dr Gagnadoux. «Malgré la souffrance de l’OSA sévère, l'Index de Réactivité Hyperhémique (RHI) des patients, marqueur validé de la fonction endothéliale, était dans la gamme normale au départ».

D'autres études, a-t-il ajouté, sont nécessaires pour déterminer si la thérapie OAM peut améliorer la fonction endothéliale chez les patients atteints de SAOS qui présentent une dysfonction endothéliale ou ayant des troubles métaboliques ou des antécédents cardio-vasculaires.

Selon les auteurs, les résultats négatifs obtenus qui concernent la pression artérielle ne peuvent être généralisés à tous les patients souffrant de SAOS. En réponse à la thérapie OAM, les participants de l'étude ont présenté des caractéristiques communes associées à une baisse de pression artérielle, y compris une faible prévalence d'hypertension et une légère somnolence diurne.

Si l’effet de l’OAM sur la fonction endothéliale reste à prouver, il est indéniable que le SAOS affaiblisse le coeur. Traiter cette pathologie est donc un moyen de diminuer les risques cardio-vasculaires.

L'étude, intitulée «Impact of mandibular advancement therapy on endothelial function in severe obstructive sleep apnea», a été publiée le 27 janvier avant l'impression dans l' American Thoracic Society’s American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine.

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