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En moyenne 38 % des diplômés entre 2008 et 2012 exercent dans le même département que celui où ils ont obtenu leur diplôme, 28 % dans un département limitrophe, le 1 er janvier 2016. (Photo : Shutterstock/Olena Yakobchuk)
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Un tiers des nouveaux chirurgiens-dentistes ont obtenu leur diplôme à l'étranger

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PARIS, France : Malgré une stabilité des effectifs ces quinze dernières années, la profession de chirurgien-dentiste rajeunit, en raison notamment d’un accroissement du nombre de places disponibles au numerus clausus et de l’arrivée massive de professionnels diplômés à l’étranger : en 2015, un professionnel sur trois nouvellement inscrits était diplômé à l’étranger révèle une étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) publiée le 26 septembre 2017. Au 1er janvier 2016, 41 200 chirurgiens-dentistes en activité sont recensés en France dans le répertoire partagé des professionnels de santé.

Outre le rajeunissement, la profession s’est aussi féminisée. L’exercice en libéral y est majoritaire (90 % des effectifs) et l’activité en groupe ou en société de plus en plus fréquente. Les diplômés s’insèrent rapidement dans la vie active : 85 % d’entre eux sont en activité l’année d’obtention du diplôme ou la suivante. Les changements de mode d’exercice au cours de la carrière sont peu fréquents, et concernent surtout les salariés et les jeunes.

Les professionnels ont le choix entre exercer de façon isolée, dans un cabinet individuel, ou pratiquer avec des confrères au sein d’un cabinet de groupe, dans l’un ou l’autre des cas sous forme de société ou non. L’exercice en groupe ou en société se développe nettement chez les praticiens libéraux ou mixtes âgés de 70 ans ou moins, puisqu’il concerne 55 % d’entre eux en 2016 contre 33 % en 2001. Les raisons de ce développement sont multiples. L’exercice en groupe permet notamment la mise en commun de moyens, la possibilité d’acquérir et de rentabiliser des équipements coûteux, ainsi que davantage de souplesse en matière de conditions de travail et de disponibilité (Audric, 2004). L’exercice sous forme de société autorise le professionnel à se verser un salaire et lui permet donc de s’assurer un revenu stable, tout en lui facilitant l’accès à l’emprunt.

On relève également des changements de mode d’exercice plus fréquent chez les jeunes et chez les salariés. Les chirurgiens-dentistes changent peu de mode d’exercice au cours de leur carrière: seuls 1,2% des chirurgiens-dentistes le font entre deux années consécutives. Les changements sont plus fréquents en début de carrière : en moyenne entre 2012 et 2016, 5,1 % des moins de 30 ans ont changé de mode d’exercice entre deux années consécutives, contre 0,4 % des praticiens de 50 à 59 ans (graphique 6). De plus, les changements s’effectuent plus fréquemment du salariat vers l’exercice libéral que dans l’autre sens : en moyenne entre 2012 et 2016, 6,6 % des salariés une année donnée deviennent libéraux l’année suivante, alors que seuls 0,6 % des libéraux une année donnée deviennent salariés l’année d’après. Par ailleurs, la fréquence de ces transitions est la même pour les femmes comme pour les hommes.

Des sorties d’activité sont plus précoces chez les salariés. Les interruptions temporaires ou définitives en cours de carrière (avant 50 ans) sont aussi fréquentes chez les hommes que chez les femmes. Ces interruptions peuvent correspondre à des cessations d’activité ou à la poursuite d’une activité à l’étranger. 

L’âge moyen de cessation d’activité est estimé à 64,7 ans au 1er janvier 2016. La part de ceux qui prennent leur retraite à 62 ou 63 ans est de 10 %, alors qu’elle est de 26 % à 64 ans ou 65 ans, âges où cette part est maximale. À partir de 71 ans, la quasi-totalité des praticiens ont cessé toute activité.

Les taux de cessation d’activité estimés varient en fonction du mode d’exercice et révèlent des cessations légèrement plus précoces chez les salariés : en moyenne, 13 % des chirurgiens-dentistes salariés âgés de 60 à 64 ans cessent leur activité d’une année sur l’autre, contre 11 % des chirurgiens-dentistes libéraux. Les taux varient également selon le sexe : 40 % des femmes salariées cessent leur activité à 66 ans contre 19 % des hommes salariés du même âge.

La répartition des chirurgiens-dentistes est inégale sur le territoire, les régions du Sud et les grands pôles urbains ayant les densités les plus fortes. Néanmoins, en 2013, 98 % des Français vivent dans une commune située à moins de 15 minutes du cabinet dentaire le plus proche.
Retrouvez l’ensemble de l’étude sur http://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/er1026.pdf

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